Des commerces de proximité qui s’adaptent aux nouvelles attentes des consommateurs

La crise et ses impacts sur le pouvoir d’achat auraient pu fragiliser le commerce de proximité. Ce n’est pas le cas. Les primeurs, les fromagers, les cavistes comme les épiciers et les spécialistes en produits bio le constatent aujourd’hui. Car si les consommateurs cherchent à dépenser moins, ils veulent aussi consommer mieux et autrement.

Le (bon) produit et la convivialité d’abord !

Echaudés par les scandales récents de l’industrie agroalimentaire, les Français font plus attention aux produits qu’ils achètent. Ils sont aussi plus soucieux de leur santé. Deux raisons qui les poussent à revenir dans les commerces de proximité, qui  proposent des produits de qualité dont l’origine est connue, quand ils ne sont pas issus de la production locale. Mais ce ne sont pas les seules. Un bon produit, c’est aussi un produit qui se partage et qui s’offre. Les commerçants du goût sont ainsi de plus en plus sollicités par des clients qui, invités par des proches, veulent leur apporter une corbeille de fruits, un plateau de fromages ou un assortiment de vin. Et comme l’atteste le succès des émissions de TV sur la cuisine ou la pâtisserie, de plus en plus de consommateurs veulent se faire plaisir et faire plaisir en cuisinant eux-mêmes des produits sains, bons et sûrs, qu’ils ont choisis.

De vrais professionnels formés et qualifiés

Face à ces tendances, le commerce de proximité retrouve toute son attractivité ! Car les consommateurs savent qu’ils auront affaire à des commerçants formés et qualifiés, qui connaissent ce qu’ils vendent. Et qui peuvent en parler, justifier de leur provenance en toute transparence ou conseiller, comme ne pourront pas le faire les salariés d’un supermarché. Cette confiance qu’accordent aujourd’hui les clients aux commerçants du goût est le fruit de la volonté de la politique volontariste menée par la Branche en matière de formation professionnelle. Grâce à la richesse du dialogue entre les partenaires sociaux, les employés et leurs employeurs disposent des moyens nécessaires pour développer leurs compétences et mieux répondre aux attentes des clients.

Une adaptation à poursuive

Pour assurer demain son avenir, la profession devra continuer à évoluer avec son temps et jouer toujours plus la carte de la proximité. Avec les consommateurs, comme entre les commerçants eux-mêmes. Pour concurrencer la grande distribution, les commerçants du goût, dont beaucoup ont été chassés des centres-villes, doivent réinvestir ces derniers en se regroupant pour proposer un vrai service pratique. Le primeur doit être à côté du fromager, de l’épicier, du caviste, du boulanger, du boucher et du café. En plus du plaisir d’acheter de bons produits, leurs clients n’attendent que de retrouver celui de faire leurs courses dans un environnement convivial, à l’opposé de celui des drives et des allées anonymes des hypermarchés.

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